Ce village ariègeois d’une centaine d’habitants est doté d’une renommée hors du commun dans le monde.
Celle ou celui qui s’intéresse de près ou de loin à la croisade des Albigeois et au catharisme ne peut ignorer Montségur et son château et se doit d’avoir visité cet endroit si particulier au moins une fois.
La raison de tout cela ? Un jour de Mars 1244 où près de 220 cathares furent conduits au bûcher après la reddition du château résistant à 9 mois de siège... Ce bûcher signifiait la destruction du clergé de l’Eglise cathare en Occitanie.
La situation géographique

2 routes sont possibles pour rejoindre Montségur.

Si vous arrivez de Foix ou de Lavelanet, certainement, vous passerez par Montferrier et monterez au col de Montségur qui culmine à 1000 mètres d’altitude. Ainsi vous verrez le château posé sur son pog (pic) avant le village... Et vous comprendrez que Montségur (le Mont sûr) mérite bien son nom...

En arrivant de Puivert, vous prendrez la variante Est par le village de Bélesta. Vous longerez le magnifique ruisseau du Lasset et monterez au village. Là, deux solutions s’offrent à vous :
Poursuivre la route pour arriver au parking du château,
Ou s’arrêter pour déambuler dans les rues de ce village et entrer dans le musée.
Le château
Autant vous le dire tout de suite, les ruines du château visibles actuellement, ne sont pas les vestiges de l’époque cathare (voir La reconstruction de Montségur). Mais finalement peu importe car une fois au sommet du pog, vous pourrez découvrir les vestiges des anciennes habitations qui ont abrité tant de croyants et parfaits cathares !
Pour les horaires d’ouverture, je vous laisse consulter le site de la mairie de Montségur.
Le prix du billet comprend la visite au musée dans le village.
Mes périodes préférées sont tôt le matin ou tard le soir pour pouvoir capter l’émotion qui s’y dégage. Car vous le verrez en y allant en pleine journée, le parking est souvent bondé.
Ah, j’oubliais, prenez des chaussures de marche ! Evitez de monter au château en chaussures de ville, les pierres glissent et les chevilles roulent...
Voilà vous êtes au sommet, vous montez sur la passerelle en bois pour rentrer dans le château : retournez vous et embrassez le paysage qui s’offre à vous. De gauche à droite, vous parcourez des yeux, la Montagne de la Frau, le col de la Peyre, le Soularac et le Saint Barthelemy... 
Je vous conseille de ne pas rester que dans le château. Vous pouvez sortir par la porte Nord et découvrir au loin, Lavelanet, le lac de Montbel. >Et puis éloignez vous, allez visiter les vestiges des habitations mises à jour par le Groupe de Recherches Archéologiques de Montségur et des Environs (GRAME) et dont les découvertes sont visibles au musée. 
Si vous aimez l’aventure, prenez la sente vers l’Est. Vous passez devant le pas du Trébuchet, du nom de la machine de guerre que les défenseurs de Montségur avaient réussi à construire. J’aime bien la vue que l’on a du château. 
Vous aimez vraiment sortir des sentiers battus ? Alors continuez le petit sentier qui se perd à travers les buis et qui suit la pente du pog. Vous devriez découvrir ceci après un gros 1/4 heure de marche : 
C’est un véritable trésor : les boulets que taillèrent les croisés pour bombarder le castrum en cet hiver 43 – 44. Prenez le temps de les toucher, de le regarder. Ces boulets n’ont pas été utilisés puisqu’on les trouve sur le lieu même de la carrière de taille. 
Descendez encore jusqu’à la lisière des bois, vous vous trouvez certainement au Roc de la Tour. 
Il ne reste plus rien de ce vestige qui fut pris par surprise en plein hiver 43 par les croisés gascons au terme d’une ascension vertigineuse et risquée. Vous admirez au fond le ruisseau Lasset et les Gorges de la Frau.
Voilà, il est temps de remonter. De nouveau le pas du Trébuchet. 
Vous pouvez faire le tour du château et passez par le donjon et revenir à la passerelle. 
A moins que vous avez décidé de vous offrir un panorama en haut des remparts au soleil couchant. Mais, chut, c’est interdit... ![]()
J’espère vous avoir donné envie d’y aller faire un tour. J’y suis monté des dizaines de fois et je ne m’en lasse pas.
Les extras
Dernièrement, je l’ai même vu du ciel en ULM : une merveille !
Allez rendre une petite visite à Jacques Jany tout proche de Mirepoix.
Un autre amoureux de la photo et un grand spécialiste des cathares vous attend sur son blog Jean Louis Gasc. Attention c’est un passionné, alors quand il commence à vous parler de Montségur...